LA CHUTE DES PHALÈNES

Galerie Vertige, Bruxelles

2014

La chute des phalènes, vernis noir sur zinc gravé (deux panneaux de 2m x 1m), argile blanche, 2014 

Apparaître, disparaître, en deux ailes jointes, "la chute des phalènes" tente de montrer le papillonnement de l'existence humaine. Bien que gravé, fixé dans le métal orageux, chaque papillon marque le vestige de son existence, il brille de la brûlure qui le consume déjà - sa vie même fasciné par la lumière.

 

D'un battement, il réfléchit ainsi sa grandeur solitaire et précipite sa chute, s'effaçant dans l'espace blanc.

Lors de ce bref passage, il salue le gisant qui se porte - encore - au-dessus de la poussière. Son regard disparu semble aller plus haut, plus avant, que la brillance, que la naissance peut-être. Dans la mémoire des proches, il est pourtant déjà métamorphosé, presque détruit.

 

Palpite ainsi, entre être et non-être, notre existence.

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