Ludovic Duhem

Vit et travaille à Lille et à Paris

PHILOSOPHIE

Ludovic Duhem est philosophe. Il est actuellement responsable de la recherche à l’ESAD Orléans et à l’ESAD Valenciennes où il enseigne la philosophie de l’art et du design. Il donne également un cours en post-master à l’ENSCI-Les Ateliers. 

 

Membre du CIDES (Centre International des Études Simondoniennes, MSH Paris-Nord), il participe par ailleurs au comité d’orientation du séminaire et de la revue « Mésologiques » (EHESS).

 

Ses recherches portent principalement sur les rapports entre esthétique, technique et politique, qu’il développe selon une théorie générale intitulée « Technoesthétique ». Cette théorie est le prolongement personnel et critique de l’œuvre de Gilbert Simondon dont il est spécialiste.

 

Il est l’auteur de nombreux articles portant sur la philosophie de Simondon, mais aussi sur la perception, l’invention, l’image, le langage, les réseaux, le paysage, toujours en relation avec la technique et ses conséquences sur notre manière de penser et de vivre. Récemment il a développé une recherche sur les rapports entre nature, technique et humanité à travers le couplage de la technologie et de la mésologie. Ses articles ont paru dans des ouvrages collectifs et des revues en France et à l’étranger.

 

Il a codirigé l’ouvrage collectif Design social (à paraître en 2017 aux éditions it :). Il est également l’auteur de Faillite du capitalisme et réenchantement du monde (L’Harmattan, 2006) et de Simondon et l’esthétique (à paraître).

CV Philosophie Mars 2019

ART

Résolument attaché à l’expérimentation et aux conditions de la création, la démarche de Ludovic Duhem consiste à interroger notre rapport à la technicité. Plus précisément, il s’agit pour lui d’explorer la tension entre technicité et sacralité, entre technicité et naturalité, entre technicité et plasticité.

 

Selon les projets, cette exploration prend la forme de peintures, de dessins, de photographies, de performances et d’installations. À chaque fois il cherche à allier présence du matériau, poétique du geste, spiritualité du temps.

 

Une attention forte est accordée au lieu qui n'est pas un espace neutre où trouve place l'oeuvre mais une composante aussi bien sur le plan esthétique, technique que symbolique. C’est le couple formé entre l’œuvre et le milieu associé qui constitue l’expérience proposée.

 

Les deux grands axes de développement de son travail sont l’empreinte comme méthode et le milieu comme sens. Elles se retrouvent particulièrement associées dans la question du paysage dans ses développements les plus récents.

Selon les rencontres et la nature des projets, ses recherches se développent à travers des collaborations avec des compositeurs (Bruno Abt, Jérôme Bodon-Clair, Nicolas d'Alessandro, Stéphanie Laforce, Raphaël Vens), des chorégraphes (Emmanuelle Travers, Emmanuelle Grangier), des metteurs en scène (Valérie Cordy) et des graphistes (Émilie-Laura Accipe).

Récemment, l'entrelacement entre art et philosophie est devenu un axe de recherche important.

Depuis 1998, son travail est présenté dans des galeries, des centres d'art et des festivals en France et à l'étranger. 

CV Art Mars 2019